Le village

L'homme et le pays sont un tout immatériel, indissoluble. Ce sont le pays et le paysage qui impressionnent l'âme tendre et malléable de l'enfant, impriment dans sa mémoire et son coeur leurs lignes caractéristiques :

la silhouette hardie d'une montagne, la courbe gracieuse d'une colline et la douce inclinaison d'un coteau ou I'horizon monotone de la plaine.  

Miège c'est un peu tout cela ...

Dernière marche de la Romandie en terre valaisanne, on y arrivait autrefois par le chemin tortueux qui grimpe de Glarey à Miège en suivant les ravins rongés par la Sinièse. Aujourd'hui, c'est par une belle artère s'ouvrant sur celle de Sierre-Montana que l'on atteint le village en passant près de l'antique tour seigneuriale de Muzot, devenue célèbre pour avoir abrité le poète Maria Rilke.

Situé à quelque 3 kilomètres de Sierre à une altitude moyenne de 700 m, le village, dominé par une petite colline ébouriffée de pins sylvestres, étend ses bras vers les quatre points cardinaux. Il est divisé en six quartiers aux noms toponymiques : La place centrale La Plassi est synonyme de "in platea". Le Coin du Carro(dou quarro) à l'ouest du village adopte la surface définie par quatre côtés. Le Rotzei ou Rotzi (de rocca), groupe isolé de maisons au nord du village et ainsi dénommé parce que la roche affleure en ces lieux. Vegellly, le plus ancien quartier, au nord de l'église (du nom d'homme Vesihus suivant acte de ~554). Calatra (écluse), quartier situé à l'endroit où le bisse se sépare. Crettaz (crête) au sud du village s'appuyant à la colline du même nom.

Le promeneur de passage, découvrant çà et là un raccard ou un grenier, s'étonne d'apprendre qu'il y a quelques années à peine, ceux-ci regorgeaient d'un blé généreux récolté autour du village. Tout ou presque n'était alors que champs et prés fleuris où : "à midi les faucheurs suspendaient leur faux à la branche du pommier et s'assoupissaient dans la flaque d'ombre que l'arbre faisait tourner autour de lui, au rythme de l'horloge assoupie.

Le territoire de la commune formé aujourd'hui essentiellement de vignes et de forêts s'étend sur 253 hectares. Il est cerné par deux cours d'eau: la Sinièse et la Raspille. Enfantés tous deux dans le sein de la Plaine Morte, elles dévalent la montagne et traversent les coteaux, y apportant richesse et fécondité.

Ce terroir enchanteur n'a pas connu la fortune des séjours princiers ni l'agitation des ruées touristiques, mais il affirme tout de même humblement et fermement sa présence au médian de la vallée du Rhône. Miège, les traditions qui pensent en patois et qui parlent français avec l'accent du mélèze.... on y comprend aussi aujourd'hui le langage moderne du canton nouveau où l'on s'exprime avec l'accent des machines et la couleur du béton boise.

L'expansion démographique de la commune a été importante les dix dernières années.

Restée stable pendant trente ans, de 1950 a 1980, la population a augmenté sensiblement ces dernières années pour atteindre en 2015 1'364 habitants.

Le phénomène de la dénatalité s'est également fait sentir à Miège et les effectifs scolaires n'ont pas suivi la courbe ascendante de la population. En 1980, pour 650 habitants l'on dénombrait 110 élèves, alors qu'aujourd'hui, pour 1'364 habitants, 150 enfants fréquentent les classes de la commune.

 

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