Historique

Par sa situation, vers 700 m d'altitude et son orientation plein sud, le plateau fertile miégeois a été probablement peuplé depuis les époques les plus lointaines.

mais il n'y a pas d'archives antérieures au début du XIIe siècle et les bâtisses antérieures  à la fin du XVe siècle n'existe plus.

L'histoire de Miège se confond avec celle du Valais, mais les premières mentions dans les archives remontent à :

 

1203 Cordonam (Cordona)
1226 mieio (Miège)
1238 Pierre de Miège prêtre à Laques
1331 Jean Chablo de cordona reconnaît détenir 1/6 de l'alpage du Sex
1342 damenona (Aminona)
1351 les gens de la Contrée de Sierre élisent leurs magistrats
1360 sentence de l'évêque ayant trait aux alpages à l'est de la Raspille
1434 destruction par des gens de Salquenen, Varone et Loèche, du bisse de la Tièche ouvert par les propriétaires de la Contrée
1435 et 1490 partages des eaux de la Raspille
1469 merdesson (Merdéchon)
12 janvier 1642 selon une entente Miège doit entretenir les chemins de Miège-Venthône, Miège-Aminona, Miège-La Poprija.
1630 et 1660 la commune achète différents locaux : cave, écurie, salle, habitations
1717 construction de la maison bourgeoisiale sur d'anciens locaux
1857 incendie et reconstruction de la maison bourgeoisiale, en 1954 restauration importante
1889 inauguration de la route Miège - Glarey, construction de la 1 ère école avec laiterie au sous-sol, installation des hydrants, fontaines et bassins publics
1932 construction de la route Sierre - Montana
1956 ouverture de la route Miège - Veyras

Le Valais épiscopal

En 999, Rudolphe III, dernier roi de Bourgogne donne le Valais à l'évêque de Sion. Dès lors, Miège est rattaché à la châtellenie de Sierre, sous la juridiction des évêques de Sion.

Pour lutter contre l'emprise des ducs de Savoie et de la noblesse féodale, les évêques accordent des franchises au peuple valaisan afin de s'assurer leur soutien, c'est l'origine de l'émancipation des communes.

Le dizain de Sierre

Le dizain de Sierre est divisé en trois tiers :

    • Tiers de la Contrée de Sierre
    • Tiers d'Anniviers
    • Tiers de Lens : Louable-Contrée, St-Léonard, Granges, Chalais, Chippis

La Contrée de Sierre

Dès 1302, les communautés de la Contrée de Sierre se regroupent en une fédération pour gérer les biens communs : forêts, pâturages, construction et entretien des chemins et du réseau d'irrigation; pour l'organisation militaire, la justice et l'assistance publique.

Cette fédération de la Contrée de Sierre se divise en trois tiers :

    • Tiers inférieur  : Plan-Sierre (724 habitants en 1802)
    • Tiers du milieu : Veyras, Muzot, Miège, Venthône
    • Tiers supérieur : Mollens, Cordona, Randogne

Chaque communauté est administrée par un procureur (président) et par un châtelain (juge)

A la tête de la Contrée de Sierre sont élus :

    • le grand châtelain
    • le grand-banneret
    • le capitaine de dizain
    • les députés
    • la Diète de Sion

Les assemblées des villages et paroisses, celles de la Contrée de Sierre et celles du dizain représentent le pourvoir législatif.

Le nouveau régime

En 1798, la révolution française met fin à l'Ancien Régime. Les communes deviennent autonomes et sont administrées par un président et des conseillers, le juge remplace le châtelain et l'organisation actuelle se met en place, la Grande-Bourgeoisie de la Noble-Contrée réunit les bourgeoisies de Miège, Veyras, Venthône, Mollens et Randogne. Sierre forme une commune et une bourgeoisie indépendantes.

Armoirie

De gueules à une gerbe de blé d'or accostée de deux ceps de vigne de sinople, fruité chacun d'une grappe d'or, mouvant les trois d'un mont à trois coupeaux de sinople, le tout surmonté d'un soleil figuré d'or.

Ces armoiries, choisies en 1939, empruntent le soleil à Sierre pour marquer l'appartenance de Miège à ce district. La gerbe de blé et les ceps de vigne symbolisent les principales cultures de la commune. Son nom est cité pour la première fois en 1226 et dérive de "medio, medius" signifiant au milieu (du mont). Longtemps, Miège appartint à la châtellenie épiscopale de Sierre. Mais vers le milieu du XVIe siècle, le vidomne Nicolas de Chevron l'en détacha pour constituer un petit vidomnat qu'il remit par la suite aux de Preux. En 1674, Jean-Joseph-Georges de Preux restitua la seigneurie à Sierre en échange de la charge de capitaine général du dizain. La bourgeoisie est citée au XVe siècle et formait avec Veyras. Muzot, Venthône et Anchettes le tiers du milieu de la châtellenie de Sierre. C'est en 1839 que Miège obtint sa complète autonomie communale.

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